Une prise de conscience qui fait mal!

01/04/2018

Avec toute l’actualité récente qui tourne autour des données personnelles qui circulent sur les réseaux sociaux, il était tout indiqué de suivre la vague et d’aborder ce sujet dans le blogue du mois d’avril. Quoique nous fassions face à une prise de conscience collective inédite vis-à-vis les réseaux sociaux, il n’y a rien de nouveau sous le soleil relativement aux objectifs de ces grosses compagnies qui n’ont d’ailleurs jamais dissimulé qu’elles existent et prospèrent grâce à nos informations.

Comme plusieurs médias d’informations ou spécialistes en la matière l’ont rapporté tout récemment (Crypto Québec), « c’est nous le produit » voilà pourquoi l’utilisation des réseaux sociaux est gratuite ou le semble d’entrée de jeu. Le prix à payer existe bel et bien… mais n’est pas payable en devises tel que nous pourrions nous y attendre. Il s’agit plutôt d’un troc numérique sournois que peu de gens sont en mesure d’évaluer avec justesse et objectivité. Les plus gros utilisateurs sont donc souvent les plus gros payeurs… en raison de la quantité d’informations à leur sujet qu’ils génèrent et qui transige sur les plateformes de réseaux sociaux.

Il existe plusieurs façons d’aborder la sécurisation des réseaux sociaux, compte tenu des sacrifices que vous êtes prêts à faire. Souvent, plus c’est facile à utiliser, moins c’est sécuritaire. D’abord, peu importe le type de compte que vous créez en ligne, il est impératif que vous considériez que, par défaut, il n’est aucunement sécuritaire. Que les paramètres de confidentialité vous protégeant sont d’emblée désactivés et que vous aurez à faire le tour, bien tranquillement, de toutes les interfaces et de tous les menus relatifs à votre profil utilisateur pour désactiver des fonctions ou autorisations qui accèdent à vos données ou les partagent. Il n’y a pas de recette secrète ou de bouton magique pour se protéger en un seul clic. C’est plutôt une culture, une approche, un souci bref un mode opératoire à développer qui doit s’appliquer à notre instinct numérique : toujours valider les paramètres nous concernant, et ce, pour tous les produits numériques que nous utilisons. Puisque les plateformes sont en constante évolution, il est impératif d’aller revoir ces paramètres de façon périodique. Dites-vous qu’il vaut mieux sécuriser au maximum vos profils utilisateurs et permettre des exceptions à la graine selon les besoins, tout en n’oubliant pas de resserrer ces règles une fois qu’elles ne constituent plus des exceptions valides et requises. Il existe aussi une autre approche, plus drastique, qui consiste à se questionner sur le besoin réel de prendre part à cette vie sociale numérique et de peut-être décider, ultimement, de fermer les comptes des réseaux sociaux. Car tenons-le-nous pour dit, même si les paramètres de sécurité sont resserrés, les données sont toujours là et les risques aussi. Il est impossible de garantir que nos données ne seront pas utilisées contre notre gré. Voilà la réalité. C’est donc une décision qui appartient à chacun de nous, mais qui doit surtout être prise en toute connaissance de cause.

Autre point non négligeable est la notion de dépendance qui existe bien souvent à l’égard des réseaux sociaux. Ce sujet en soi représente un autre débat social qui sera peut-être traité dans les médias dans un avenir proche. Mais il n’en demeure pas moins que cette assuétude brime la capacité d’objectivité décisionnelle face au partage de données et fait en sorte qu’au final, plusieurs utilisateurs ne sont plus vraiment maîtres de leur vie numérique et donnent leur consentement à l’aveugle. Comme quoi l’usage de ces plateformes et l’emprise d’un mouvement collectif ont dépassé leur habilitation à se prévaloir de leur droit de dire : « non merci, ça s’arrêtera ici ». Pourtant, ce droit existe encore.

Les réseaux sociaux sont un des sujets que nous abordons dans nos webinaires. Nous expliquons comment vos données sont récoltées, analysées et utilisées. Nous faisons également une revue des paramètres de sécurité en vous les expliquant dans le but que vous puissiez comprendre la portée de vos choix et perpétuer ces réflexes de sécurisation.

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